Données et statistiques à connaître

Le cancer du pancréas ne connaît aucune limite, il peut frapper n'importe qui, n'importe quand.

On estimait qu'en 2017, environ 5 300 personnes au Canada (48 960 aux États-Unis et plus de 338 000 dans le monde) recevraient un diagnostic de cancer du pancréas; environ 4 800 Canadiens (et 40 560 Américains) en mourraient. 

Il s'agit de la quatrième cause principale de décès par le cancer au Canada et aux États-Unis, avec 1 possibilité sur 79 d'être atteint de ce cancer au cours de sa vie.

Le cancer du pancréas est la forme des principaux cancers qui présente le taux de mortalité le plus élevé; 92 p. 100 des patients en meurent dans les cinq années suivant le diagnostic, et 75 p. 100 la première année.

C'est le seul des principaux cancers meurtriers dont le taux de survie, à 6 p. 100, n'a pas encore franchi le seuil des 10 p. 100, et qui n'a connu aucune amélioration depuis 40 ans.

Certains l'appellent le tueur silencieux, car il est difficile à détecter et se propage très rapidement. Des symptômes vagues, comme des douleurs dorsales et abdominales, la jaunisse et la nausée, se manifestent habituellement une fois que le cancer a atteint un stade avancé, ce qui le rend difficile à traiter.

La catégorie des tumeurs exocrines compte pour plus de 95 p. 100 des cas de cancer du pancréas. Ces tumeurs prennent naissance dans les cellules exocrines qui produisent les enzymes pancréatiques facilitant la digestion. Dans cette catégorie, la grande majorité des tumeurs (90 p. 100) sont des adénocarcinomes qui se développent à partir des cellules de la paroi du conduit pancréatique.

Peu de patients visés par un diagnostic de cancer du pancréas présentent des facteurs de risque identifiables.

Le cancer du pancréas est difficile à diagnostiquer, et le diagnostic est souvent posé alors que la maladie est avancée. Les symptômes comprennent une perte de poids, des douleurs au dos et la jaunisse.

On encourage les personnes atteintes du cancer du pancréas à se joindre à des essais cliniques pour améliorer le traitement de ce cancer.

Il n'existe pas d'outils de détection pour diagnostiquer cette maladie à ses stades précoces, quand une intervention chirurgicale est encore possible pour enlever la tumeur. La chirurgie offre les meilleures chances de survie à long terme, mais seulement 15 p. 100 des patients diagnostiqués le sont assez tôt pour être candidats à la chirurgie. L'intervention chirurgicale la plus courante pour l'extraction d'une tumeur pancréatique est l'opération de Whipple, qui peut être suivie d'une chimiothérapie ou d'une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie.

Pour les patients dont le cas ne se prête pas à la chirurgie, on propose habituellement une chimiothérapie ou une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. La chimiothérapie après la chirurgie peut réduire les probabilités de récidive du cancer. Le traitement par chimiothérapie d'un cancer du pancréas métastatique peut prolonger la vie et améliorer la qualité de vie des patients.

Environ 52 p. 100 de tous les patients reçoivent leur diagnostic après que la maladie s’est propagée aux organes environnants, ce qui leur laisse peu d'espoir de survie (seulement 2 p. 100 survivent cinq ans).

Deux médicaments servent actuellement au traitement du cancer du pancréas, la gemcitabine (Gemzar®) et l'erlotinib (Tarceva). Le protocole FOLFIRINOX a récemment été approuvé comme traitement de première intention pour le cancer du pancréas métastatique en Colombie-Britannique et en Ontario, et au cas par cas dans certaines autres provinces (Alberta, Manitoba et Québec). Bien que ces traitements puissent entraîner des effets bénéfiques pour certains patients, ils ne sont pas considérés curatifs.

Version imprimable - Quelques données sur le cancer du pancréas

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